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Forêt amazonienne, les Cabanes EcoIwia

Puyo, ville frontière entre la partie "Cordillère des Andes" de l'Equateur et l'Amazonie équatorienne, nous permet de prendre un bus pour rejoindre la famille Warusha au coeur de la jungle. (www.ecoiwia.com)

 

Ayant passé beaucoup de temps sur les forums de voyage pour préparer ce road trip, une internaute m'avait donné le lien pour une immersion totale en forêt amazonienne, à 1h30 de Puyo, dans les cabanes Eco Iwia : tourisme éco-solidaire plutôt que de passer par une agence (beaucoup moins cher aussi : 35 dollars la journée au lieu de 50 dollars en moyenne par agence)

 

Sur le site internet, les détails sont clairs pour les rejoindre donc nous voilà en train de chercher le fameux bus de type "rancheras" pour rejoindre un sentier qui nous mènera aux cabanes.

 

Un fois dans le bus, tout le monde nous regarde (on a l'habitude maintenant car on est souvent les seules "blanches") et un ado nous accoste pour savoir si on va dans la famille Warusha.

Tiens, comment il a deviné? En fait, c'est un des 18 fils de la famille et nous ferons donc le trajet ensemble avec sa jeune femme de 17 ans. Lui en a 18...

 

 

 

 

Arrivées au sentier, le père est assez etonné de nous voir dans la mesure où on n'a pas prévenu, ce qui l'ennuie un peu car il n'a pas prévu de nourriture, eau, ect, mais comme on se fout d'être mieux traitées du fait de notre statut de touriste, on lui dit que 2 ananas et une soupe suffiront bien.

 

 

 

Au bout du sentier, il faut traverser le rio en pirogue pour rejoindre le camp de l'autre côté. Cabanes sur pilotis, enfants qui se baignent tous nus dans la rivière et forêt luxuriante : nous sommes bien arrivées.

 

 

 

 

 

 

L'accueil est très cool avec des jeunes super stylés avec des tee-shirts et autres. Ils ont fait leurs études à la ville et ont les mêmes références que nous sur beaucoup de choses, la différence tient dans le fait qu'ils connaissent parfaitement la forêt, les plantes, animaux et autres.

  

 

On nous présente notre cabane avec lits et moustiquaires et surtout les toilettes... En fait, c'est un trou avec quelques planches. Le plus dur est de bien visé le trou, évidemment...

 

Par contre, autant Marie que moi, on se pose la même question. En fait, puisqu'il y a un trou, on voit tout ce qu'il y a dedans, ou plutôt ce qu'il n'y a pas, à savoir, du papier hygiénique. 

 

On ose poser la question et Wilson, notre guide de 19 ans, est mort de rire. Apparemment, ils utilisent des feuilles qui sont recouvertes d'un duvet très doux. Mais comme il n'arrête pas de rire en nous expliquant, on ne saura jamais si c'est vrai...

 

 

Pour info, le trou des toilettes est régulièrement bouché et déplacé.

 

On part ensuite pour une ballade de 2 heures au coeur de la jungle. Incroyables senteurs, la faune et la flore sont indescriptibles.

 

 

Wilson est un petit rigolo et on se marre bien. Il nous presente les plantes médicinales, racines et autres fruits sauvages pour finalement arriver à un mirador qui surplombe toute la canopée. Magnifique !

Un petit chien nous suit et malheureusement pour lui, il sert de cobaye à un piège fait en feuille. En fait de piège, c'est plutôt un sac et il est trop chou !

 

 

 

 

Mais le soleil se couche et on rentre au camp pour un bon souper à la lueur de la bougie et une bonne nuit.

 

 

Le lendemain matin, c'est reparti pour 4 heures de ballade où l'on découvre de nouvelles plantes, les pièges d'animaux et ptites blagues à la "Wilson". Marie s'en souvient encore... 

 

En effet, en nous expliquant une des nombreuses plantes médicinales, il prend un petit bout dans sa main, le mélange avec de l'eau et nous dit de le renifler. C'est sensé être énergisant... Je suis un peu septique (surtout quand on connait le personnage) et au moment où il dit le 1, 2, 3, Marie est la seule à renifler la potion magique.

 

Grand bien m'a pris de ne pas écouter notre cher Wilson, car Marie commence à pleurer de douleur tellement le liquide lui fait mal. Il est vrai que la plante est bien médicinale, mais elle sert surtout pour "dégager le nez" et on l'utilise pour soigner (un peu violemment donc) un rhume ou une grippe.

 

Wilson est évidemment mort de rire, Marie le déteste et de mon côté, je remercie mon 6ème sens... La douleur dure une bonne demie-heure et on est reparti dans la canopée pour découvrir les thermites et sauter de liane en liane

 

 

 

 

 

A part un serpent méga-vénimeux qui a croisé notre chemin et les moustiques gros comme des mouches, on s'en est bien sorties. Même si d'après Wilson, si le serpent nous avait mordu, il nous aurait tuer... hummm : où est la pirogue?

 

 

Du coup, on ne tarde pas à parcourir les derniers kilomètres pour atteindre la pirogue et rejoindre le camp pour un repas bien mérité. 

C'est vrai délice : soupe, bananes plantains et poulet cuit à l'étouffée dans une feuille de bananier.

 

 

 

 

 

 

Le reste de l'après-midi est tranquille : baignade, douche (enfin un petit tuyau au bout d'un robinet au milieu du "salon", mais ils prévoient bientôt une cabine en bois pour plus d'intimité...), volley ball avec les enfants du village et tentative de tirs à la sarbacane pour chasser le colibri. (on n'en tuera pas...)

 

 

 

 

Le soleil commence à disparaitre et une lumière incroyable englobe le camp...

 

 

 

 

 

Papotage autour du feu avec la famille qui souhaite nous faire découvrir la culture Quishua (ou Quechua).

Les enfants nous font une dance traditionnelle, on dirait une kermesse, et les adultes sont aussi morts de rire que nous, tellement ils sont choux.

 

Les garçons jouent de la musique, pendant que les filles leur tournent autour. 

Je ne sais plus qui est sensé séduire qui, mais c'est très sympa à voir.

 

 

 

 

 

 

 

Malheureusement, le lendemain matin sonne la fin du périple et on nous accompagne à Puyo pour rencontrer d'autres enfants du patriarche Carlos, ainsi que sa femme Maria, qui était "en ville" lors de notre passage dans le camp.

 

Embrassades et remerciements, et on prend un bus pour Macas afin de rejoindre Cuenca en soirée.


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Publié à 23:13, le 4/03/2011 dans 3) Equateur, Puyo
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